Tout droit venue des Etats-Unis la tendance des Tiny houses, également appelées micromaisons en bon français, est apparue en réaction à la multiplication de maisons toujours plus spacieuses. Le mouvement s’étend à présent dans le reste du monde, principalement par nécessité dans les très grandes métropoles où la construction de logements ou d’immeubles devient une tâche relevant presque du défi architectural.

Un appel à innover

Le défi architectural

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Tiny house par ÁBATON, design intérieur par ÁBATON et BATAVIA. Photo de Juan Baraja

Réel défi pour les architectes, la tiny house doit faire preuve d’une grande créativité. S’il en existe de toutes sortes et dans tous les matériaux leur point commun reste leur espace très restreint, qui oblige les concepteurs, architectes et décorateurs à penser un intérieur ergonomique, le plus pratique possible en utilisant et optimisant l’espace de la meilleure façon possible.

Grâce aux nouvelles technologies, on peut désormais construire une de ces « petites maisons » en quelques heures grâce à un bras d’imprimante 3D coulant du béton. Certaines sont faites à partir de matériaux de récupération ou bien de conteneurs maritimes, d’autres se nichent dans des grottes ou habitats troglodytes dans lesquelles on les superpose et on les divise en logements étudiants par exemple. De nombreuses d’entre elles sont mêmes mobiles grâce à leur construction sur une base de remorque.

Beaucoup deviennent simplement la résidence à part entière de personnes, couple et famille ayant fait le choix d’un habitat minimaliste, économe et souvent écologique.

La tiny house au service de l’environnement

Si la création de tiny houses pousse les architectes à l’innovation, elle oblige également à penser à des solutions pour rendre le logement indépendant énergétiquement parlant. Elles invitent ainsi à se reconnecter avec un environnement plus naturel.

Cette tiny house, construite bois et en matériaux recyclables sur une assise transportable, s’intégre parfaitement à n’importer quel environnement

Tiny house par ÁBATON, design intérieur par ÁBATON et BATAVIA. Photo de Juan Baraja

Lors de la construction d’une tiny house, l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, pour la production d’eau chaude et de chauffage, n’est pas rare et reste l’idéal pour l’amener à l’indépendance énergétique. Il faut également penser à une bonne isolation, sans quoi les factures d’énergie pourraient d’être extrêmement élevées et les panneaux perdraient de leur rentabilité.  Il ne faut pas non plus hésiter à faire le tour des offres des fournisseurs d’énergie comme Total Spring – dont les informations sont accessibles en cliquant ici – pour connaître celle qui sera la plus avantageuse. Le but est d’obtenir une facture d’électricité plus basse et de maîtriser ses consommations.

Des tiny houses pour quels secteurs ?

Une tiny house dans son jardin

C’est une alternative excellente et originale à la construction de l’extension d’une maison. Au lieu d’adjoindre une pièce supplémentaire, pourquoi ne pas créer une chambre, un bureau, une pièce de vie moderne et lumineuse dans son jardin ?

Une parfatite annexe dans un jardin avec des matériaux 100% écologiques (panneaux de verre et d’acier venus d’une usine détruite et bois choisi parmi les déchets de la scierie la plus proche)

Photo : JCPDCDR Architecture

Souvent plus abordable et plus rapide qu’une extension de maison à part entière, l’option tiny house peut être également être intéressant pour la création de chambre d’hôtes. Les weekends en habitation insolites et autre « bnb » sont en effet très en vogue et l’investissement dans une tiny house, séparé de son logement, peut apporter une vraie plus-value. Il est d’ailleurs possible d’obtenir facilement des modes de financement à taux avantageux, notamment en choisissant une banque en ligne. Le comparatif de banques en ligne par Selectra permet par exemple d’avoir une vision d’ensemble des offres et trouver celle qui apportera la meilleure solution pour le financement du projet.

Le prix d’une tiny house est très variable. En général, les prix varient entre 30 000 et 100 000€ en fonction de la taille de la construction, des matériaux utilisés, de la réputation ou de la notoriété de l’architecte, de l’entreprise choisie pour la réalisation, de l’électroménager sélectionné, pouvant être très coûteux si du sur-mesure est nécessaire pour l’adapter aux conditions particulières de l’habitation.

S’il existe de nombreux modèles déjà pensés et conçus, les clients potentiels préfèrent généralement obtenir un modèle sur mesure. Pour cela il peut être avisé de faire appel à un architecte, celui-ci étant capable de proposer des solutions créatives pour réaliser un projet sur-mesure tout en respectant le budget. Privilégier des matériaux de récupération, par exemple, peut contribuer à faire baisser le prix et également promouvoir l’aspect durable du projet. Un architecte saura prendre en compte la situation géographique et de l’agencement intérieur particulier de ce type d’habitation pour obtenir le meilleur résultat en termes d’optimisation de l’espace.

Sachez qu’il est primordial de se renseigner auprès de sa mairie pour connaître les règles du PLU (plan local d’urbanisme) et évaluer la faisabilité du projet.

Les tiny houses dans les villes

Les tiny houses sont également très présentes dans les villes avec une très forte densité de population, telles que Tokyo, Hong Kong, et se nichent dans tous les recoins, mêmes dans les endroits les plus étroits. Réelle solution pour répondre à la forte demande de logements situés en centre-ville où l’on observe un manque de terrains ; où la construction est possible mais  les prix particulièrement élevés, ce type d’habitation permet de faire baisser les coûts de la maison et de faciliter leur acquisition ainsi que la revente. Il est de ce fait possible de changer plus souvent de logement, et ce dans de plus courts délais. La contrainte réside quant à elle dans l’ensemble de normes particulières à respecter en ville. Si la tiny house est mobile, il faut savoir qu’il n’est pas autorisé de l’installer n’importe où. Bien souvent, les collectivités la considèrent comme un habitat dit temporaire et ainsi, les terrains de campings sont les seuls à pouvoir accueillir la tiny house mobile.

Micro maison de ville

Transformation d’un ancien atelier en une maison de ville de 35m²

Photo : WTF/A Architectes Associés

Les tiny houses pour le tourisme

Dans ce domaine, les premières habitation de type tiny houses que nous connaissons pourraient être les bungalows ou mobil-home, dans lesquels certaines personnes ont élu définitivement domicile.

Les tiny houses ont la côte dans le tourisme, avec les parcs d’habitat insolite par exemple. On y trouve des maisons de tous les styles et de toutes les origines, telles que des yourtes et maisons en hauteur dans les arbres, dans lesquelles séjourner un moment – une escapade de fin de semaine par exemple.

C’est également une excellente alternative pour une résidence secondaire à coût réduit, et un réel avantage si la tiny house est mobile car il vous sera possible de l’emmener n’importe où.

Comme expliqué précédemment, il vous faudra cependant se renseigner au préalable quant aux autorisations et interdictions locales pour les habitations mobiles.

 

Economes, écologiques, mobiles et peut contraignantes : on comprend que les tiny houses ou micromaisons soient tout à fait dans l’air du temps. Parfois véritables bijoux de créativité et d’ingéniosité, elles proposent des solutions architecturales et environnementales à la portée de tous.

Alors, partant pour un projet épaulé par un architecte ?

Photo de titre : FREAKS

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